dimanche 2 octobre 2011

Hongrie-SOPRON et château de Fertöd

Il y a des jours qui comptent double quand on rencontre des lieux magiques où le passé est gravé dans la pierre. Partis la fleur au fusil avec nos jeunes amis architectes de l'âge de nos enfants, nous sommes arrivés à Sopron. C'est une ville peu éloignée de la frontière autrichienne qui utilise la langue hongroise aussi bien que l'allemande. Les habitants autrefois se sont soulevés pour que la ville appartienne à la Hongrie et plus à l'Autriche. S'ils avaient connu ce que réservait 1956 et l'envahissement du pays par les chars soviétiques... L'histoire est parfois hideuse.





Certaines maisons sont du 15e... mais pas celle-là!


 Une merveille de ville où bien sûr on peut prendre son petit déjeuner avec autant de gâteaux que l'estomac peut en contenir....



Et puis non loin, ce lieu, maintenant historique, de pique-nique annuel où en août 1989, curieusement le mur s'est ouvert sans prévenir pour laisser passer des centaines de convives à l'Ouest. Cette brèche inattendue entraîna par la suite la chute du mur de Berlin en novembre, sans faire couler une seule goutte de sang.



 A quelques kilomètres, l'immense lac Fertö, classé patrimoine mondial, dont la majeure partie est en Autriche.

Maisons hongroises à louer


Café restaurant au bout du ponton

Et ensuite, clou du voyage de deux jours, la château de Fertöd, résidence de chasse des Estheràzy érigé en 1760 après une visite du Prince Nicolas Esthéràzy à Versailles. Les Estheràzy étaient de riches héritiers avec 625000 ha de terres et 29 châteaux. Ici, en Hongrie, on appelle ce manoir le petit Versailles. Bien que de taille modeste comparé à Versailles il était quand même composé de 126 chambres et 230 ha de parc et jardin, un théâtre de marionnettes et un opéra aujourd'hui disparu. Haydn, musicien officiel de la cour résida au manoir plus de 20 ans et composa ici la plupart de ses oeuvres. On donnait à Fertöd, un concert à l'opéra chaque soir à 18h. Je comprends maintenant pourquoi ma chère femme est si entichée de musique!



L'entrée avec nos pommes réjouies



Les cheminées pour ma chère Jehanne!


Salle de musique


Un détail de la salle de bal



La porte d'entrée le soir sans touriste. On peut d'ailleurs l'emprunter car à l'intérieur, il y a aussi un hôtel.  
Si un jour vos pas vous mènent en Hongrie, ne manquez pas ce lieu magique débordant d'histoire. En 1790 Nicolas Estheràzy très endetté quitta le château pour aller vivre à Eisenstadt. Les énormes dettes ne furent remboursées qu'à la fin du 19e et la famille revint au château. Durant la 2e guerre mondiale, les Esteràzy durent quitter le château pour ne plus jamais y revenir. Evidemment il fut pillé par des gens hautement éduqués et intelligents, les mêmes sûrement qui massacrèrent les Romanov et tous ces autres affreux riches bourgeois.
Je me dis souvent combien la Hongrie serait belle à regarder avec les HLM constuites dans les années 50 et toutes les ruines laissées à l'abandon par le communisme triomphant!

dimanche 29 mai 2011

Un dimanche près de la frontière autrichienne...




L'autre jour vous n'avez pas eu droit au casse-croute aussi, cette fois, je ne vous laisse pas sur votre faim et vous conduis dans le jardin d'une copine russe prof de piano qui faisait un barbecue pour son anniversaire....







On ne boit pas beaucoup d'eau!


Juste une mise en bouche! Mais restons concentrés sur l'Art et commençons par une petite église romane avec fresques magnifiques:


J'ai un peu triché, les fresques ne font pas partie de cette église mais qu'importe!


A suivre, notre premier Mausolée qui est celui de la famille Sechenyi d'origine paysanne. Istvan, considéré comme un des plus grands hommes hongrois fut fait comte. Il était écrivain, homme politique, économiste... et même les fameux bains de Budapest portent son nom.


Liszt est venu jouer dans le mausolée




La maison de Sechenyi pas vilaine:

Je ne résiste pas à vous joindre quelques vues de l'intérieur. Ne m'en veuillez pas, j'ai forcé sur les cheminées Mon adorable amie Jehanne de Cahors en raffole tout comme moi d'ailleurs! Ne boudons donc pas notre plaisir...
   











Et un peu plus loin un autre château pas banal. Je vous laisse deviner à quoi il sert...





Alors?
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La solution........................





Et oui un asile de fous! La visite est peu banale, à chaque pas certains vous disent bonjour, d'autres demandent d'où vous venez... Les soignants sont très respectueux de ces pensionnaires pour le moins curieux dans ce château Rimanoczy qui, m'a dit Julie, appartenait à une des filles Esterhasy. Top, non?

Mais bon, la prochaine fois, c'est promis, je vous emmenerai dans le palais de Fertod qui est un des fiefs des Estherhasy. C'est le plus grand édifice baroque du pays que l'on appelle ici le Versailles hongrois. Parmi ses 126 pièces, il y a la chambre de Haydn qui fut pendant 30 ans au service des Estherhazy. Je crois que le prince était son pote (pour faire court) et que le bon Joseph faisait bien ce qu'il voulait...

Du bonheur à venir!